Bref.

Première fin de mois toute seule en tant que responsable = premier inventaire. Moi pas savoir faire inventaire. Moi pas savoir où se trouver papiers pour faire inventaire. Moi chercher partout dans mon bureau et partout dans ma bécane. Moi emmerdée car BIC me mettre la pression "Fleur, tu te bouges le loche, hein, l'inventaire part ce soir gnagnagna" (oui, parce qu'en plus, nos inventaires partent le soir, chez nous).

Quand j'avoue à BIC que je ne peux décidément pas mettre la main sur les exemplaires vierges spécial inventaire, il me sort le sempiternel "je sais pas où ça se trouve, et de toute façon j'suis arrivé après toi dans la boîte" (effectivement). Je suis toute énervée, désemparée, au bord des larmes et du suicide, et je décide alors d'appeler ma collègue licenciée (qui m'avait bien entendu laisser son numéro de portable avant le jour D de son départ, dans la joie et la bonne humeur).

  • Dring, dring, dring. Répondeur : "Bonjour, vous êtes sur la messagerie France Télécom du gnagnagna, veuillez laisser un message truc machin"
  • Oui, salut Martine, c'est Fleur, écoute, j'suis désolée de te déranger, j'voulais vraiment pas t'embêter avec ça, mais j'ai un problème, ce trouduc de BIC est pas foutu de mettre la main sur les papiers de l'inventaire, pour tous les services en plus, c'est abusé comme il sert à rien ce type, putain, j'te raconte pas l'inefficacité probante qui caractérise sa propre personne tellement qu'il est inutile et nul, gnagnagna, bref, tu sais pas ou ils sont rangés ces putains de papiers ? Si tu peux me rappeler au labo STP, merci, j't'embrasse, et bon courage pour la peinture". ( En effet, mon ex-collègue était à l'époque en train d'emménager).

Voilà, je raccroche. Super.

Et puis une heure après, je recroise BIC dans les couloirs de la boîte.

Moi : Ah, BIC, on a vraiment un problème, là, avec ces papiers de l'inventaire...
Lui : Je sais, j'ai eu ton message.
Moi : ...
Lui, agitant avec frénésie un téléphone portable que je ne lui connaissais pas : Bah oui, j'ai eu ton message !
Moi, de plus en plus rouge : euh.. c'est-à-dire...??
Lui : bah oui, Martine m'avait laissé son portable avant de partir.