A trip to Cameroon by 36 degrees

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vendredi 21 octobre 2005

Paul 2. Mélancolie, la bile noire.

12h43

Maudit soit cet appartement. Maudit soit Sapliano.

Putain, si il y a bien une chose que je déteste, c’est de ne pas avoir le temps de manger à midi. Il est bientôt une heure et je suis encore au 30, Faubourg St Honoré, à faire visiter un appartement digne de la descendance directe de Louis XIV.

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vendredi 7 octobre 2005

Mathilde 2. All alone in space and time, an awful protozoan.

Il est minuit moins dix, et je suis dépitée.

Tout ça à cause de mon cours de biologie cellulaire. Je cite : « Les protozoaires se déplacent pour rechercher de la nourriture, échapper à un prédateur, et partir à la rencontre de leurs partenaires dans le but de se reproduire ».

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jeudi 6 octobre 2005

Paul. The saturday night fever.

Je sais pas exactement ce que recherchent les gens, quand ils vont en boîte. Ou plutôt si. Je ne le sais que trop bien… Ils cherchent l’amour. L’amour avec ou sans grand a, qu’il les rende aveugles ou leur donne des ailes, ils s’en foutent, ils le cherchent avec autant d’obstination que si leur misérable vie en dépendait. Mais c’est partout pareil, en fait. Tout le monde passe son temps à chercher l’amour, partout. Sur le quai d’une gare comme dans les chiottes d’un café. On se recoiffe après avoir tiré la chasse, parce qu’on sait jamais, peut-être qu’en ouvrant la porte il sera là. Lui. Celui qu’on cherche. Pathétique.

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Mathilde. Underground.

La plupart des gens détestent prendre le métro. Moi j’adore ça.

J’adore ça parce que c’est un des rares moments où on peut se permettre de dévisager les gens, sans passer pour un mal élevé ou un vieux pervers. De toutes façons, on n’a pas le choix. Dans le métro, pas de paysage qui défile… Les seuls qui s’obstinent à regarder au travers des vitres, l’air absent en bandoulière, sont des inconditionnels de l’apparence physique, à l’affût de la moindre mèche rebelle ou du faux pli déplacé que leur renvoie ce miroir de fortune.

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Sans titre

Très chers amis,

j'ai décidé d'écrire un livre !

(Alors là, vous haussez les épaules en maugréant " Mais pour qui elle se prend celle là ? Pour la future Anna Gavalda ? " Rougissez pas, je vous ai vu...).

Aucune prétention là-dedans, je compte pas succéder à Victor Hugo en proposant une suite aux Misérables, mais depuis que j'ai 5 ans et demie j'ai envie d'écrire mon livre à moi.

Et donc, ça y est, j'ai commencé. J'en suis déjà à deux chapitres. Bon, c'est des micro chapitres, mais des chapitres quand même.

Le vrai problème, c'est que j'ai pas une imagination débordante, ni un style inimitable, je sais pas comment m'y prendre, je me rends compte que c'est supra dur d'écrire quelque chose de plausible et d'un tant soit peu intérressant, et en plus c'est vraiment long ! Et, cerise sur le gatal, je suis en école d'ingé, alors pour les cours de littérature, on reviendra.

Bref. Je m'en fous. Je suis parfaitement consciente que la probabilité que je finisse ce bouquin avoisine dangereusement le zéro, mais tentons l'expérience ! Héhé.

Et donc, dès que je finirai un chapitre, je le mettrai en ligne, histoire de récolter vos critiques acerbes mais ô combien nécessaires !! Et pi si vous trouvez ça soporifique, et ben dites-le, mais après vous serez plus mes amis. Na.