A trip to Cameroon by 36 degrees

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samedi 17 juin 2006

Razz

C'est marrant comme j'entends la musique. Ça me résonne de partout. La première fois que ça me fait un truc pareil. Nom de Dieu, mais c'est de la vraie bombe ! Matteo, écoute bordel, écoute comme c'est grave de la bonne musique. Regarde. Fais comme moi, tourne sur toi même, comme ça, super vite, allez, si, fais le, tu verras c'est trop cool.

La vache c'est trop coooooool. Et la lumière, elle est diffuse, elle me traverse le corps. Ou c'est moi qui la traverse. Ou je brille. C'est moi la lumière. Ouaouh. Et la lumière fut, et je fus ! Ouaaaaaaaaaouh ! Et quel plafond de ouf. Non mais c'est vrai, j'ai jamais vu un plafond aussi génial. Non mais Matteo, regarde le plafond ! Tu vois quoi ? Tu vois rien ? Oui mais c'est pas n'importe quel rien, Matteo. C'est un putain de plafond de ouf.

Héhé. Le prochain mec qui passe je l'embrasse sur la bouche. Enfin le prochain mec beau qui passe. Faciiiiiiile, tout le monde est beau. Tout le monde est beau, ce soir. Ils sont cool, les gens, au fond. On est tous pareil, on aime la musique, on est tous citoyens du monde, on est tous des frères. Merde mais je peux pas embrasser un de mes frères, c'est carrément dégueulasse. Pffff, j'm'en fous, c'est quoi un bisou ? C'est rien, c'est un bisou, on est tous des freres, on s'en fout.

Ouais ben tout le monde n'est pas si cool que ça. Connard. Tu me trouves moche, c'est ça ? Tu me trouves grosse ? Ouais, c'est ça, je suis grosse. José, tu me trouves grosse ? Non je sais pas ce soir j'ai l'impression d'être énorme. Mais si regarde, je prends toute la place, putain. Mais c'est pas possible, mais qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu pour être si grosse. La vache.

Tu m'aimes comme je suis ? T'aimes les grosses, c'est ça ? Ouais bah en attendant, arrête de draguer la meuf du bar. Arrête. Arrête avec ce sourire en coin et ces yeux qui brillent comme ton T-Shirt de chulo de la playa que t'as acheté hier avec ta mère. Arrête, merde. Perdona, pero este chico es mio, que no tienes que lliguar con el. Gracias.

Pourvu que la musique, elle, ne s'arrête jamais. Si ça s'arrête je crie. Comment je vais réussir à continuer de vivre, sans musique? Oups, pardon, je suis désolée !! Je t'ai pas fait mal au pied ? Putain, man, je suis vraiment désolée, tu vois, je voulais vraiment pas te faire mal. Tu vas me pardonner, un jour ? Lo siento, lo siento, lo siento muchissimo. C'est pas grave ? Mais si c'est grave, je t'ai marché sur le pied ! Tu peux pas savoir comme je suis désolée. Tu vois j'ai plus de clopes et plus d'argent mais si j'en avais je te payerai à boire et une cigarette. Tu m'excuses ??

Ouf. Ça me rassure.

mardi 13 juin 2006

Les chaussettes de Joan

Cet après-midi je me suis endormie sur le canapé du salon, la tête sur le linge propre de toute la colloc qui traine toujours quelques jours de trop sur le canapé du salon, avant il n'y en avait jamais, du moins quand je suis arrivée, et puis un jour j'ai laissé trainer quelques culottes et un pantalon, qui attendaient d'être pliés, ou repassés, ou rangés, ou portés. Et puis maintenant c'est toute la colloc qui laisse trainer son linge propre quelques jours de trop sur le canapé du salon. Hier soir, Joan il cherchait un truc, et il disait "Pero hay algo mio en esta montaña o todo es tuyo, Flor ??", et moi, benh "todo es mio, excepto esta calcetin... mirala, qué chungo !", "Es qué es vieja, la pobre", "Y qué, se puede ser vieja y entretenirse, no?". C'était pas une chaussette, c'était juste une chaussette de Joan.

Je me suis endormie sur le canapé du salon la tête dans le linge propre, je me suis enfoncée dans le canapé du salon, je suis le canapé du salon, je suis un meuble, un meuble n'a pas 21 ans, n'est pas erasmus, n'est pas amoureux et ne rentre pas chez lui dans deux semaines. C'est plutôt cool d'être un meuble. Surtout le canapé du salon, avec le monde qui s'assoie dessus, quand c'est pas Teresa qui vient y passser la nuit les jours où Juanjo ronfle vraiment trop fort.

Dans les collocs, y'a toujours du bruit, même les jours où Juanjo il ronfle pas. Et le bruit en espagnol, c'est encore pire que le bruit en français, le bruit en espagnol a une musique et une odeur, tous les sens sont en alerte alors bonjour la crise pour s'endormir.

Pourtant tout à l'heure je me suis endormie sur le canapé du salon, la tête dans le linge propre, et pendant que je m'endormais je me disais qu'une fois de retour en France il allait falloir que je change de vie, ou au moins de vernis à ongle. Parce que maintenant je porte du vernis à ongle très foncé, même sur les doigts de pied, et je mange les tomates dans les salades. Peut-être même qu'un jour j'en mangerai une comme je mange une pêche, qui sait.

Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder - Evidemment - ça - parait - facile - à - cause - du - copier - coller - mais -l'autre - jour - , pas - celui-là, - l'autre - , - j'en - ai - fait - plus - de - 140 - dans - mon - journal - , en - plus - c'est - moins - moche - que - putain.

vendredi 12 mai 2006

Avoir 22 ans, être Erasmus à Barcelone et croire en Dieu

Hier soir, comme presque tous ou presque trop, je suis allée trainer mes Birki's à Raval avec S. et M., mes deux amis Erasmus italiens avec qui je fais plein de bêtises. C'est sur la terrasse d'un bar miteux que nous avons choisi de nous atteler à l'un des sujets considérés comme des plus tabous, avec, entre autres et pêle-mêle, la politique, l'éducation des enfants et le port facultatif de sous-vêtements : LA RELIGION.

Bien evidemment, "en castillano".

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mercredi 5 avril 2006

Ce blog est mort...

...vive mon blog !

En effet, ça fait un bail que j'ai pas posté... bon, je vais pas me farcir le calcul (5 avril - 18 mars = ???), les chiffres et les conversions ça a jamais été mon truc.

Rasssurez-vous, René va bien. Et moi aussi. Ici, ça sent les vacances à plein nez : la majorité de l'ESAB déserte les bancs de l'école et va se faire dorer la pilule à la plage. La seule phrase que je connaissais avant d'arriver ici (entre quelques autres, hein), c'était Vamos a la playa. Et bien soit. Vamos a la playa.

Bon, c'est pas tout ça, mais le but de ce post est de vous présenter le tout nouveau blog de Julie ma co-ESE (la cheftaine des dindes du Piriu, la plus meuf des Fanguettes) qui s'est taillée en douce en Argentine pour le deuxième semestre. Un petit clic ici et envolez-vous avec elle aux pays des plus belles paires de fesses du monde, et croyez moi, ça vaut vraiment le détour.

jeudi 16 mars 2006

Perte de prestige... you're always ahead of the game

Page 10 du 20 Minutos Barcelona... ¿ Qué pasa en Francia ?

Ça fait déjà un moment qu'on a droit tous les matins, dans les pages d'actualité internationale, à un article sur les manifestations anti-CPE qui font des ravages en France. Moi, tout compte fait, ça me fait plutôt bizarre de suivre tout ça avec un peu de recul. Je ne suis pas très loin, mais suffisamment en tout cas pour ne pas être mélée à la cohue des manifestants.

Et donc, ce matin, le journaliste, après avoir enoncé de manière on ne peut plus objective les chiffres, dernières actions en date et autres positionnements du gouvernement, enchaîne sur un polémiqueux ¿ Qué pasa en Francia ?

Et donc, que se passe t-il en France, je vous le demande ?

Alors là, le charmant jeune homme s'est amusé à établir une liste numérotée et vaguement exhaustive de toutes les fois où la France a merdé ces six derniers mois. Bien evidemment, on y retrouve les cités en feu, les problèmes d'immigration, le déclin économique, le chômage grandissant, et... LA PERTE DE PRESTIGE INTERNATIONAL !! Je cite : "Acostombrada al protagonismo, su opposición a la invasión de Irak y el "no" a la Constitución Europea le ha costado a Francia una pérdida de prestigio internacional". Rhaaaa. On l'avait senti venir, hein. Et ben c'est fait. Voilà. On est en train de se faire descendre par un vulgaire canard catalan qui n'a rien compris du tout.

Sinon, en dépit de mes légers problèmes financiers, je me suis offert Meds, de Placebo, et en prime j'ai eu droit à un T-Shirt noir, moche et deux fois trop grand. Mais vu que c'est marqué Placebo dessus, je l'ai enfilé à peine arrivée à l'appart. Et je sais pas encore si je vais l'enlever un jour.

You're always ahead of the game
I drag behind
You never get caught in the rain
When I'm drenched to the bone every time

+DRAG+

mercredi 8 mars 2006

14 heures

Hier matin, je me réveille à 4 heures et demie, fermement décidée à aller faire la queue devant les guichets du Barça pour y acheter deux (ô combien) précieuses places pour la match du soir qui oppose Ronaldhino et son équipe à Chelsea, pour les huitièmes de finale de la ligue des Champions. LE match de l'année, qui oppose les deux meilleures équipes du moment (ça, c'est encore Jordi qui m'a expliqué).

Généralement, le jour même de la partie, ou la veille, sont mises en vente les toutes dernières entrées. C'est ce qu'on appelle les Seients Lliures (à placement libre), elles correpondent aux places initialement réservées aux membres socio ("Fan Club" du Barça) qui finalement ne vont pas voir la match...

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lundi 6 mars 2006

Ça arrive

Et oui, même à Barcelone. Même sous 15 degrés et sous les rayons de soleil qui vont avec. Même à 21 ans. Même avec des lèvres aux proportions normales.

Une journée chiante à mourir. A trainer son moral dans ses chaussettes oranges.

Ça arrive...

mardi 28 février 2006

Over Dose

J'ai décelé aujourd'hui mes premiers symptômes d'over-dose d'espagnol.

Comme tous les soirs, sur le chemin de la salle de sport (bon, là j'en rajoute un peu), je m'arrête chez mon buraliste bigleux (c'est terrible, il regarde à systématiquement à l'opposé de la personne à qui il tend ses timbres et son tabac à rouler) pour m'acheter des cigarettes.

Je rentre dans la boutique, laisse echapper un Hola sans conviction, même si sûrement un peu trop fort, mon MP3 me crachant encore du Korn dans les oreilles. Pour l'instant, tout va bien.

Et puis vient mon tour de commander : A Gold Coast, please !. Oups. Erreur. L'espace d'un instant je me suis crue à London. (Parce que c'est la folie, aussi, à London). Je constate ma bévue, cherche les yeux de mon marchand pour échanger avec lui un petit regard complice (Rhô, comme c'est marrant !), avant de me rappeler que... bah que c'est pas la peine. D'ailleurs, a t-il des yeux ce brave jeune homme ? Bon, alors je ne trouve rien de mieux à faire de glousser stupidement.

Et puis il me demande lequel. Parce les Gold Coast, c'est génial, y'en a de toutes couleurs et ils sont tous à 2 euros : des verts, des bleus, des rouges. Moi je fume des rouges. C'est donc tout naturellement que je rétorque : Euh... The red !

Nan mais je crois que c'est mon cerveau. Il en peut plus de l'espagnol. Over Dose. Madre Mia !

samedi 25 février 2006

Paresse

Que peste soit faite de cette immonde bêbête qui vous chope les intestins de ses avides tentacules et vous en inspire toute motivation.

Je m'explique : je vais sur mes 21 ans, il est 22 heures 02, je suis en plein centre de Barcelone, c'est le carnaval de Sitges, j'ai une bande internationale de copains grimés de la tête aux pieds qui s'apprête à passer une nuit des plus mémorables, et moi, qu'est ce que je fais dans tout ça ? Bah rien.

Ça fait déjà une heure que j'ai envoyé ce putain de texto à Séréna "No voy a salir para la noche, muchas gracias. Un beso y qué lo pases bien, hasta lunes".

Quelle nulle. La dégonflée. La paresseuse. Bouh, la honte.

Alors je parle tout haut, comme une vieille, je fais la liste des raisons qui m'ont pousser à rester terrée chez moi comme une profonde névrosée : 1) hier soir, j'ai déjà dépensé 40 euros pour la soirée Erasmus, 2) mon seul pantalon qui fait (presque) habillé est retenu par deux pinces à linge sur le l'étandage du balcon, et... euh...3) je suis moche ! Voilà, c'est ça ! Je peux pas sortir, je suis moche !, 4) et puis je suis pas déguisée ! De quoi j'aurai l'air moi, la seule non-déguisée sur un périmètre de 10 kilomètres à la ronde... J'aurais pas sû comment me tenir, alors j'aurais fumé un paquet entier de Gold Coast pour me donner une contenance, et même si ils ne sont qu'à deux euros, c'est pas le top pour mes petits poumons. Hm. Ouais... 5) ... et puis demain, on est dimanche, et le dimanche, la salle de sport ferme à 15 heures, donc si je me couche à 8 heures, ça ne me laisse qu'une faible marge de manoeuvre pour aller remuer ma chaire adipeuse...

Bon. C'est nul.

Rhaaaa, mais qu'est ce que je fous là ?

Que peste soit faite de cette immonde bêbête qui vous chope les intestins de ses avides tentacules et vous en inspire toute motivation.

vendredi 24 février 2006

Erreur(s) : Titre du billet vide

Je viens de rentrer de la salle de sport. Joan est couché, et Juanjo et Jordi se sont volatilisés, en même temps (ô douce coincidence) que la bouteille de vodka à moitié pleine qui était en évidence depuis une semaine dans le salon. Ils veulent se la jouer perso ? Pov' mecs.

Bref. Je profite de ces quelques instants de quiétude relative pour mettre en ligne quelques photos de ma vie barcelonaise. Rien de follement palpitant et des photos assez loupées, mais bon. Vous allez enfin savoir à quoi ressemblent mes collocs. Ces pov' mecs.

Ah, j'te jure.

En même temps, j'avais pas qu'à me casser à la salle de gym à 22 heures un jeudi soir. Mauvais plan.

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mardi 21 février 2006

Réclamation

A quoi ça sert d´être à Barcelone si il pleut ?

Et puis des grosses gouttes en plus.

vendredi 17 février 2006

Héhé

Post d'intérêt limité, comme d'hab, mais je reviens à l'instant du tournage d'un film ! Et oui !

Pas loin de chez moi se tourne en ce moment un film policier qui risque de s'appeler Camping (mais le titre n'est pas encore sûr), avec des acteurs catalans super connus...en Catalogne. Il va passer sur la Antenna 3, la chaîne régionale et catalane par excellence (celle que je me farcie le soir pendant que je mange avec mes collocs indignes, qui sont pas foutus de mettre autre chose que cette putain de chaîne catalane où je n'y panne rien, alors qu'on a le cable et une centaine de chaînes, d'où un choix linguistique plus que varié).

Je suis restée pas moins d'une heure et demie, j'ai vu quatre fois de suite la même scène, soporifique au demeurant (un mec qui dit au revoir à deux policiers et les regarde s'en aller en se bécottant). Et donc, en une heure et demie, j'ai eu tout le temps de discuter avec une fille et un gars chargés de faire respecter le périmètre de sécurité aux badauds, avec leurs petites oreillettes et tout et tout. Ils m'ont expliqué plein de trucs. Je me suis prise pour Spielberg l'espace de quelques minutes (Ouais, mais ça va pas, là, la fille elle met sa casquette et après elle fait la bise au mec. Ca coince, là, les gars ! On la refait !).

Bref, trop cool, quoi.

vendredi 10 février 2006

No Way Out


Hier, j'étais à la Plaça Catalunya pour le concert des No Way Out (nwoweb), un groupe de rock espagnol qui commence sérieusement à se faire connaître dans les environs.

Au menu : d'un côté, une bande de quatre déjantés résolument rocks (et des watts, et des watts, et des watts) et de l'autre, une horde de groupies fanatisées qui tentent de couvrir de leurs cris suraigus le souffle assourdissant des enceintes. C'est sympa, un peu style Blink 182 ou Sum 41... ça fait un peu musique d'ado en phase de pré-rebellion, quoi, mais j'ai bien apprecié. Surtout le batteur, OXY, qui en plus d´être beau et bardé de tatouages, a fait vraiment plus que d'assurer.

Bon.

L'anecdote.

L'anecdote c'est que Marta est très amie avec Felix (guitariste des NWO).

Et donc, l'anecdote, c'est que j'ai eu droit à :

  • une entrée en VIP directos au premier rang
  • la bise volontaire de tous les membres du groupe
  • une petite discussion bien sympatoche en franco-catalano-castillan avec Felix... pendant que ses fans les plus absolues trépignaient de jalousie dans la longue file d'attente qui les conduisait à leur égérie, dans l'espoir de récupérer, au choix, un autographe, une bouteille d'eau avec des restes de salive, ou une photo d'elle et ...lui.


Felix, t'estimo !

Je lui ai dit, et il a rigolé.

dimanche 5 février 2006

Enfin !

Vins m'avait plus ou moins mise au courant, avant que je ne le constate par moi même, de la très forte tendance qu'ont les jeunes barcelonais à se servir du tío à toutes les sauces.

Comprenez man, mec, mon pote....

La moindre conversation anodine en est truffée, pas parce que ça fait style, mais tout simplement parce que c'est leur façon de parler.

Exemple :

-¡ Hola Tío !
- ¿ Qué Hay Tío ?-
- Fenomenal. ¿ Y tu tío ?

Bref. Vous voyez le style.

Et depuis deux semaines, je me languissais d'impatience, sans cesse à l'affut du moindre Tía qu'aurait pu, par inadvertance, me lâcher un de mes collocs, et qui aurait fait de moi autre chose que la frenchie de service fraîchement débarquée de sa lointaine orbite.

Et bien finalement, j'ai été copieusement servie, hier en fin d'après midi, alors que je faisais les magasins en compagnie de Teresa, la chérie de Juanjo. On a fait (presque) que de parler des mecs (qui sont tous des porcs et surtout Juanjo) et de sa relation en perdition avec Juanjo (justement). Et entre deux soupirs de désespoir, elle me lancait des No lo sé, tia, no lo sé, en me tapotant l'avant-bras.

Et à moi de lui répondre... Yo tampoco, tía...

Elle était au bord de la dépression, et moi j'étais ravie.

jeudi 2 février 2006

Colle

Selon vous, qu'y a t-il de pire au monde que d'être contrainte et forcée de mater un match de foot par des mecs au bord de l´hystérie totale et qui gueulent tous les commentaires dudit match ?

Instant de réflexion...

Réponse : être contrainte et forcée de mater un match de foot en catalan par des mecs au bord de l´hystérie totale et qui gueulent en catalan tous les commentaires dudit match.

Comme quoi l´hystérie n'est l'apanade ni des filles, ni des apprentis footeux français.

PS : 2-1 pour le Barça. Deuxième but inscrit une poignée de secondes avant les temps additionnels. C'était même plus de l'hystérie...

samedi 28 janvier 2006

J+7

Salut les amis !

Quelques nouvelles fraîches (comme le temps d'ici, quelle poisse, il pleut...) en direct live de Barcelona.

Tout va bien pour El Pepino. Je fais pas des masses de rencontres, mais ça va venir avec la reprise des cours le 8 (j'ose espérer). Je partage mon temps entre lecture du dictionnaire bilingue et des conjugaisons espagnoles, matage de télé intempestif, course à pied, balades diverses et variées et éreintantes conversations que j'entretiens principalement avec Jordi.

Cet après-midi j'ai été invitée par une amie à Joan à prendre le café chez elle. Ca fait vraiment du bien de parler avec une fille... de trucs de filles, quoi.

Le moral est presque au beau fixe mais vivement la rentrée !

mardi 24 janvier 2006

J+3 : tourism attitude

Aujourd'hui j'me la suis jouée touriste jusqu'au bout des ongles. J'ai lâché 18 euros pour embarquer à bord d'un bus touristic tout orange (vous savez, ces bus sans toit qui font rêver les gamins) et ratisser Barcelone en large et en travers. De la plaza Catalunya à la Sagrada Familía, en passant par le port, l'avenue Diagonale, le FCB et la fondation Míro, j'ai donc eu l'occasion d'approfondir mes maigres connaissances en matière d'architecture et d'art moderne. En dehors de ça, c'est vraiment beau, quand même.

En ce qui concerne mes trois collocs, j'ai enfin eu l'occasion de les rencontrer tous : Jordi, Juan et Juajuan (je ne sais pas le prononcer et encore moins l'écrire). Ils sont tous très sympa, et ça me fustre d'autant plus de pas être fichue de leur lâcher plus de trois mots à la suite. De toute façon, je ne les vois pas très souvent.

Sinon, je regarde Un, Dos, Tres en VO, Un Paso Adelante. Je ne comprend que les épisodes que j'ai déjà eu l'occasion de voir en France... A ce propos, mes collocs me prennent un peu pour une ado atardée, quand ils me voient feuilleter un COSMO spécial Las cosas sexuales màs calientes en même temps que je matte un soap bien nunuche à la téloche. Mais bon, il faut bien que j'apprenne la langue d'une manière ou d'une autre...

dimanche 22 janvier 2006

J+1 : ouaïe !

Me voila donc en terre hispanique : tout se passe bien, même si j'ai des graves difficultés pour parler, comprendre et me faire comprendre. J'ose espérer que tout ça va se débloquer incessemmemt sous peu.

Graves problèmes aussi avec ces putains de claviers en qwerty.

Pour l'instant, je n'ai fait la connaissance que d'un seul de mes collocataires, j'ai nommé JORDI, jeune catalan de 25 piges fort sympatique au demeurant (enfin, de l'idée que je me fais suite à nos conversations passionnées : pour l'instant, le langage des signes est de rigueur).

Ma chambre est plus que pequeña, mais je fais avec. Le quartier est vraiment sympa. Vins, si tu passes par là, saches que je n'habite qu'à une centaine de mètres du stade. FCB en force !

Bon. Je n'ai plus qu'à m'y mettre sérieusement, si je veux comprendre quelquechose à mes cours qui débutent le 8 février...

Un beso a todos !

vendredi 20 janvier 2006

J-1 : la poisse

Je reviens à l'instant de la Giraffe, où je suis allée boire un coup en quatrième vitesse avec Caro (et où je me suis, accessoirement, trop ridiculisée à pas pouvoir décrocher deux mots à Filou sans rougir comme une pivoine. L'aisance d'une baleine en pleine savane. Sur ce coup là, j'ai assuré. "Bon, bah... à dans 6 mois alors ! Salut, hein !" - Avec le sourire niais qui va avec, bien entendu).

Et alors que j'arrive à la maison, mes parents ont disparu. Je viens de les appeler, ils sont au beau milieu d'un pré à une dizaine de kilomètres de la maison avec une de nos pouliches qui fait des coliques. Le véto va rappliquer dans une heure. Entre temps, on va essayer de rappatrier la pouliche jusqu'à la maison. Ma mère va pas tarder à m'appeler pour que je descende au village l'aider à accrocher le van, puis l'accompagner à Oncin charger la pouliche.

La nuit promet d'être courte. Parfait pour une veille de départ.

Et mon sac qui n'est toujours pas fini...

jeudi 19 janvier 2006

J-2 : le dilemme

Pour mon portable, dois-je :

Option 1 : souscrire gratuitement à l'extension internationale AIRTEL, et me ruiner à chacun des appels émis ou reçus qui seront systématiquement comptabilisés en Hors-forfait,

Option 2 : modifier mon forfait actuel et souscrire à l'offre la moins chère (22€ par mois), pour ensuite suspendre ma ligne, et, une fois à Barcelone, fonctionner avec des cartes, alors que je ne sais pas si mon portable est débloqué.

Argh.
Tout conseil, avisé ou presque, sera le bienvenu.