Les chaussettes de Joan
Par Le Concombre, mardi 13 juin 2006 à 18:04 :: Barcelone :: #167 :: rss
Cet après-midi je me suis endormie sur le canapé du salon, la tête sur le linge propre de toute la colloc qui traine toujours quelques jours de trop sur le canapé du salon, avant il n'y en avait jamais, du moins quand je suis arrivée, et puis un jour j'ai laissé trainer quelques culottes et un pantalon, qui attendaient d'être pliés, ou repassés, ou rangés, ou portés. Et puis maintenant c'est toute la colloc qui laisse trainer son linge propre quelques jours de trop sur le canapé du salon. Hier soir, Joan il cherchait un truc, et il disait "Pero hay algo mio en esta montaña o todo es tuyo, Flor ??", et moi, benh "todo es mio, excepto esta calcetin... mirala, qué chungo !", "Es qué es vieja, la pobre", "Y qué, se puede ser vieja y entretenirse, no?". C'était pas une chaussette, c'était juste une chaussette de Joan.
Je me suis endormie sur le canapé du salon la tête dans le linge propre, je me suis enfoncée dans le canapé du salon, je suis le canapé du salon, je suis un meuble, un meuble n'a pas 21 ans, n'est pas erasmus, n'est pas amoureux et ne rentre pas chez lui dans deux semaines. C'est plutôt cool d'être un meuble. Surtout le canapé du salon, avec le monde qui s'assoie dessus, quand c'est pas Teresa qui vient y passser la nuit les jours où Juanjo ronfle vraiment trop fort.
Dans les collocs, y'a toujours du bruit, même les jours où Juanjo il ronfle pas. Et le bruit en espagnol, c'est encore pire que le bruit en français, le bruit en espagnol a une musique et une odeur, tous les sens sont en alerte alors bonjour la crise pour s'endormir.
Pourtant tout à l'heure je me suis endormie sur le canapé du salon, la tête dans le linge propre, et pendant que je m'endormais je me disais qu'une fois de retour en France il allait falloir que je change de vie, ou au moins de vernis à ongle. Parce que maintenant je porte du vernis à ongle très foncé, même sur les doigts de pied, et je mange les tomates dans les salades. Peut-être même qu'un jour j'en mangerai une comme je mange une pêche, qui sait.
Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder - Evidemment - ça - parait - facile - à - cause - du - copier - coller - mais -l'autre - jour - , pas - celui-là, - l'autre - , - j'en - ai - fait - plus - de - 140 - dans - mon - journal - , en - plus - c'est - moins - moche - que - putain.


Commentaires
1. Le jeudi 15 juin 2006 à 22:12, par AlbertD
2. Le vendredi 16 juin 2006 à 08:33, par Le Concombre
3. Le jeudi 22 juin 2006 à 08:57, par Guillaume
4. Le jeudi 22 juin 2006 à 15:52, par Le Concombre
5. Le jeudi 22 juin 2006 à 18:06, par Guillaume
6. Le jeudi 22 juin 2006 à 18:29, par Le Concombre
7. Le mercredi 18 octobre 2006 à 03:03, par nikios
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