Tout d'abord, ma chambre. Avec en toile de fond, une de mes culottes qui sèche. C'était le premier jour, depuis j'ai compris que c'était vraiment une mauvaise idée de faire sécher mon linge ici... En effet, deux étages en dessous j'ai affaire à une vraie mama espagnole qui passe sa vie à faire à bouffer. Je me suis retrouvée avec des fringues qui puaient le graillon.

La vue de l'appartement. Un petit square fort sympathique avec des mioches qui jouent au foot le jour et des jeunes rebelles qui fument des pétards la nuit -toujours assis au niveau du rond rouge sur la photo- (Trop visible, la lueur du briquet se calcule à 500 mètres. Soit le gars a des graves problèmes psychomoteurs, ce qui justifierait les 10 bonnes minutes dont il a besoin pour allumer sa clope, soit...héhé. Superfleurette vous a à l'oeil, petits garnements.)

La fameuse Sagrada Familia, oeuvre du non moins fameux Gaudi. Mais attention, chers amis ! N'allez pas croire que la renommée de notre bon vieil architecte soit un tant soit peu dûe à la forme alambiquée de ses oeuvres, surchargées et toutes pleines d'ornements plus excentriques les uns que les autres ! Non ! Ce qui l'a rendu célèbre, c'est sa capacité à mettre en place des structures super complexes sans aucun moyen informatique . Bah oui, à l'époque... (Source de l'information : Jordi, architecte, un soir devant MTV España).

Marta (Têta) et moi même (si, si, c'est bien moi... moi-affreuse, mais moi quand même) au concert des Nowayout. Rappellez-vous, je vous en avait parlé !

Alors voilà, mes collocs, lors de la fameuse soirée du 11 : La photo du Piso. Flor,Flor, ven, vamos a hacer una foto del piso !!!!.

A gauche, c'est Joan, le beau gosse de service qui jongle avec plusieurs nanas, s'entraine tous les jours sans exception (aviron) et est ingénieur en électronique.

Ensuite, c'est Juanjo. Policier de son état, passionné de Napoléon et de révolution française, également un peu chaud lapin sur les bords. Il aime pas la photo puisqu'il a un bouton entre les deux yeux. Héhé.

A droite, je vous présente Jordi. Architecte, fan inconditionnel du Barça, adepte du Tio à chaque fin de phrase... plus calme en ce qui concerne les filles. C'est agréable, je ne suis pas obligée de mentir au téléphone à l'une parce que Joan est chez l'autre, et je ne risque pas, en rentrant de soirée avec l'une, de trouver une autre dans le lit de Juanjo.

La débile over-trop-maquillée-mais-qui-ne-s'en-était-pas-rendu-compte, au milieu... et ben c'est moi.

Le jour de la révélation : je pleure à la fin d'un film. Traduction : j'ai compris le film (Bon, d'accord, je l'avais déjà vu...). Si il m'arrive assez souvent de lâcher une petite larme à la fin d'un film à l'eau de rose, je sais habituellement rester pudique et discrète. Pas question qu'on voie que j'ai pleuré !

Donc là, je pleure comme une madeleine, hop, vite, j'me mouche, j'entends Jordi qui rentre dans le salon, alors j'inspire un grand coup et prends mon air le plus dégagé : Hey Jordi ! Qué haces ?. Malheureusement, j'avais oublié que j'avais pas lésiné sur mon mascara le matin même. Chose que Jordi a immédiatement remarquée, lui. "Flor ! Qué pasa ?"

Information de la plus haute importance : je peux dorénavant m'attacher les cheveux ! Héhé. Mais en même temps je vais bientôt les couper. Hoho.