A trip to Cameroon by 36 degrees

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jeudi 12 avril 2007

Premier mail

Chers DTRGPiens, chères dindes, chers amis, chers parents,

J’espère que vous vous portez à merveille. Je me suis sentie obligée de vous assommer d’un de ces mails supra longs et en général relous à lire parce que par les mystères du net, tous les accents se sont transformés en « % & ». J’esp%&re que ça n’est pas le cas².

Ca fait donc une semaine que j’ai débarqué à Mbalmayo, à 50 kilomètres au sud de Yaoundé, pour rejoindre l’ONG ADD (Alternatives Durables pour le Développement) et mon maître de stage Stanislas. C’est une petite ONG locale, créée par des camerounais, donc on ne peut plus implantée dans la réalité du patelin.

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mardi 20 mars 2007

On the road again !

Le départ est pour demain. Je sais pas si je me rends bien compte. Je vais me rendre compte que y'a un truc qui cloche en attendant à la douane, à l'aéroport de Yaoundé, quand les gouttes de sueur qui me perleront sur le front ne seront pas uniquement l'expression de mon incommensurable envie de m'en griller une, mais juste parce que, ouah, la vache, il fera sacrément chaud.

Je regarde par la fenêtre : il neige. Marrant.

Ca en est enfin fini du désarroi psychologique. J'ai juste un peu le stress du départ, mais je suis contente. Et ça me rassure. (D'être contente).

Stanislas m'attendra à la sortie des voyageurs, avec un petit ecrital avec le nom de l'ONG dessus, je vais m'avancer vers lui chargée comme une mule, sans trop savoir quoi dire, et c'est lui qui brisera le silence (et la glace, par la même occasion - Pastis 51 -) par un "Alors, bon voyage Fleur ?".

mardi 13 mars 2007

La relativité (aux chiottes Einstein)

Je viens de me rendre compte que depuis toujours (ouh, la honte), je fais l'amalgame entre capitalisme et libéralisme. Les deux mots et leus définitions respectives dans le même panier. Bon, je perçois quelques nuances, mais j'ai soudainement été prise d'une pulsion citoyenne et j'ai dû filer en salle info pour rechercher la différence exacte entre les deux, vous savez, quand il vous faut absolument savoir un truc, comme si ledit truc allait soudainement changer votre perception de la vie, ou, pire, comme si le beau jeune homme qui vous a tapé dans l'oeil allait tout d'un coup débarquer de nulle-part, vous taper sur l'épaule et vous lancer "Et, au fait, Fleur, tu sais la différence entre capitalisme et libéralisme ?"

"Euh... bah, ouais, je crois, ouais. Enfin, pas précisément, mais si, capitalisme = capital, caillasse, flooze, libéralisme = Etat-aux-chiottes et libre échange, enfin, je sais plus trop, bref...". (C'est à ce moment là qu'il faut rougir).

Bref, j'arrive en salle info, je tape sur google define:libéralisme, et je tombe sur :

Libéralisme (n) Doctrine politique visant à faire cohabiter des poules et des renards dans un poulailler, en proclamant l'égalité des chances pour tous.

Arf. Marrant. Je m'empresse de rendre visite à cette page web loufoque qui regorge de définitions dites "impertinentes". L'une d'entre elles colle bien à l'état d'esprit dans lequel je me trouve, bien malgré moi, actuellement :

Luxe (n) Pour un Européen: posséder une Rolls-Royce. Pour un Africain: manger du pain chaque jour.

Et puis j'ai cherché celle du capitalisme :

Capitalisme (n) Vision politique et économique mondiale. Le communisme étant l'exploitation de l'homme par l'homme, le capitalisme prône le contraire.

lundi 12 mars 2007

Fébrile

Je suis complètement fébrile. Je tremble de tout mon corps depuis ce matin et des fois j'ai même des bouffées de chaleur, vu que ça peut pas être déjà la ménopause, je me dis que c'est le stress du départ.

Je suis complètement stressée. En plein désarroi psychologique et tout et tout (ça, c'est aussi à cause du Petit Manifeste alter-mondialiste que je suis en train de lire). J'arrive pas à me concentrer à l'école alors qu'on a un gros rapport à terminer et à soutenir jeudi soir. J'ai fait que des bourdes aujourd'hui, je suis arrivée en retard en cours, j'ai presque mal parlé à un prof, et je viens de me faire grondée parce que je fumais assise sur le rebord de la fenêtre de ma salle de cours (j'étais toute seule dans ma salle à tenter de récupérer le temps de travail que j'ai perdu tout au long de la journée, à cause de ce p** d'esprit ailleurs, alors je me suis dit que je pouvais me payer le luxe d'aller fumer dehors sans me taper les trois étages, et puis le GIA a dû alerter un des responsables de l'école qui a débarqué dans la salle, limite une paire de menottes à la main, pour me dispenser d'un sermon incommensurable sur mon inconscience navrante. Parce que la jeunesse n'excuse pas tout, bien entendu).

Bref. J'ai complètement la trouille.

Oh lalala. Et tout ce qu'il me reste à faire avant de partir.

Et puis le reportage de 7 à 8, hier soir, sur les enfants sorciers de Kinshasa...

mercredi 7 mars 2007

Mais il se passe quoi, au fait ?

Bah il se passe que le Concombre s'apprête à faire une vraie croix sur sa douce vie d'étudiante lyonnaise pour la ultime et dernière fois. Et oui, c'est l'heure du MFE, entendez "Mémoire de Fin d'Etudes".

Je m'envole donc pour 6 mois au Cameroun, dans l'objectif de valider l'ensemble de mon cursus Isara. Je rejoins donc une petite ONG locale qui a pas des masses de moyens mais qui semble active et motivée, et qui s'appelle Actions Développement Durable. Ma mission, si je l'accepte, c'est d'accompagner les dynamiques locales de production en vue de renforcer la sécurité alimentaire et les revenus des populations du District de Mbalmayo. Mbalmayo, si vous avez des bonnes lunettes ou une grosse loupe, c'est le patelin sur la carte, à 50 km environ au sud de Yaoundé :

Ca fait un peu prétencieux, tout ça, hein ? Accompagner les dynamiques locales et tout et tout ? Parce que bon, élève ingénieur en fin de cursus je veux bien, mais bon, je ne me suis jamais sentie aussi peu ingénieur que maintenant... Et puis bon je suis une fille. Et une fille blanche. Et une fille blanche française.

Enfin bref. Mon avion décolle le 21 mars de Saint Exupéry. Il faut juste que j'arrive à ne pas le louper, et tout va bien se passer.

Si je ne me sens plus l'âme d'un super ingénieur développeur qui va révolutionner le monde, c'est que j'essaie de me débarrasser depuis quelques temps déjà de mes tendances idéalistes (à défaut d'homosexuelles).

Tout ne va pas être facile... mais heureusement. Sinon on se ferait sacrément chier dans la vie. Non ?

Euh... salut !

Ouaouh, ça fait bizarre d'écrire, tiens ! Ca faisait un sacré bail.

Bah voila, je me disais que puisque je partais au Cameroun je pourrais éventuellement remettre mon blog au goût du jour pour tenter de préserver un semblant de contact avec les gens. Je l'avais arrêté parce que bon, ça pue l'égocentrisme, un blog, si on réflechit bien. Et puis finalement... p't'être bien que je suis égocentrique (merde).

En fait je voulais en refaire un nouveau, avec un graphisme effarant, et qui ferait très carnet de voyage engagé, bourré de considérations philosphiques sur le colonialisme et l'impossibilité chronique d'envisager une action de développement saine et équitable.

Un blog qui ferait très jeune fille intelligente, sensible, avec des photos de mamans noires qui ont des regards tristes mais tellement expressifs et des bébés au bout du sein, qui sont très très beaux.

Alors en fait je me suis que non.

Je continue ce blog-là, il faut que je lui redonne un petit coup de jeune, et hop. Parce que oui, 36 degrees a été fortement spammé. Des centaines de liens vous attendent sur mes anciens posts : thats right, try this, good idea, on clique et on tombe sur un site peu recommandable avec des femmes dénudées mais différentes des mamans noires qui ont des regards tristes mais tellement expressifs et des bébés au bout du sein, qui sont très très beaux. Non, des femmes dénudées un poil perverses. Et des fois, même, on tombe sur des sites qui vendent du viagra, mais alors c'est vraiment débile, c'est des sites américains, déjà on n'y panne pas grand chose, mais en plus ça voudrait dire que si on commande les pilules bleues, elles font tout le voyage en avion jusqu'ici ? Alors qu'il suffirait d'aller à la pharmacie en bas de la rue ? Et elle dit quoi, la femme du monsieur, quand il reçoit un paquet Fed-Ex direct des US ? C'est super discret, comme truc.

Ah, et puis 36 degrees n'a plus d'images. Elles ont toutes disparu quand on a passé l'ensemble blog sur la plateforme de gros-boulet.com. Alors des fois les posts ils veulent rien dire du tout (surtout les posts où il y avait que des images).

Mais bref. 36 Degrees rempile.

Après Barcelone et le MDMA (Méthylene-dioxyméthylamphétamine), Mbalmayo et ADD (Actions Développement Durable). Ca fait un peu abrupt de pomme, mais c'est parfait.

A très vite alors chers amis !

samedi 17 juin 2006

Razz

C'est marrant comme j'entends la musique. Ça me résonne de partout. La première fois que ça me fait un truc pareil. Nom de Dieu, mais c'est de la vraie bombe ! Matteo, écoute bordel, écoute comme c'est grave de la bonne musique. Regarde. Fais comme moi, tourne sur toi même, comme ça, super vite, allez, si, fais le, tu verras c'est trop cool.

La vache c'est trop coooooool. Et la lumière, elle est diffuse, elle me traverse le corps. Ou c'est moi qui la traverse. Ou je brille. C'est moi la lumière. Ouaouh. Et la lumière fut, et je fus ! Ouaaaaaaaaaouh ! Et quel plafond de ouf. Non mais c'est vrai, j'ai jamais vu un plafond aussi génial. Non mais Matteo, regarde le plafond ! Tu vois quoi ? Tu vois rien ? Oui mais c'est pas n'importe quel rien, Matteo. C'est un putain de plafond de ouf.

Héhé. Le prochain mec qui passe je l'embrasse sur la bouche. Enfin le prochain mec beau qui passe. Faciiiiiiile, tout le monde est beau. Tout le monde est beau, ce soir. Ils sont cool, les gens, au fond. On est tous pareil, on aime la musique, on est tous citoyens du monde, on est tous des frères. Merde mais je peux pas embrasser un de mes frères, c'est carrément dégueulasse. Pffff, j'm'en fous, c'est quoi un bisou ? C'est rien, c'est un bisou, on est tous des freres, on s'en fout.

Ouais ben tout le monde n'est pas si cool que ça. Connard. Tu me trouves moche, c'est ça ? Tu me trouves grosse ? Ouais, c'est ça, je suis grosse. José, tu me trouves grosse ? Non je sais pas ce soir j'ai l'impression d'être énorme. Mais si regarde, je prends toute la place, putain. Mais c'est pas possible, mais qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu pour être si grosse. La vache.

Tu m'aimes comme je suis ? T'aimes les grosses, c'est ça ? Ouais bah en attendant, arrête de draguer la meuf du bar. Arrête. Arrête avec ce sourire en coin et ces yeux qui brillent comme ton T-Shirt de chulo de la playa que t'as acheté hier avec ta mère. Arrête, merde. Perdona, pero este chico es mio, que no tienes que lliguar con el. Gracias.

Pourvu que la musique, elle, ne s'arrête jamais. Si ça s'arrête je crie. Comment je vais réussir à continuer de vivre, sans musique? Oups, pardon, je suis désolée !! Je t'ai pas fait mal au pied ? Putain, man, je suis vraiment désolée, tu vois, je voulais vraiment pas te faire mal. Tu vas me pardonner, un jour ? Lo siento, lo siento, lo siento muchissimo. C'est pas grave ? Mais si c'est grave, je t'ai marché sur le pied ! Tu peux pas savoir comme je suis désolée. Tu vois j'ai plus de clopes et plus d'argent mais si j'en avais je te payerai à boire et une cigarette. Tu m'excuses ??

Ouf. Ça me rassure.

mardi 13 juin 2006

Les chaussettes de Joan

Cet après-midi je me suis endormie sur le canapé du salon, la tête sur le linge propre de toute la colloc qui traine toujours quelques jours de trop sur le canapé du salon, avant il n'y en avait jamais, du moins quand je suis arrivée, et puis un jour j'ai laissé trainer quelques culottes et un pantalon, qui attendaient d'être pliés, ou repassés, ou rangés, ou portés. Et puis maintenant c'est toute la colloc qui laisse trainer son linge propre quelques jours de trop sur le canapé du salon. Hier soir, Joan il cherchait un truc, et il disait "Pero hay algo mio en esta montaña o todo es tuyo, Flor ??", et moi, benh "todo es mio, excepto esta calcetin... mirala, qué chungo !", "Es qué es vieja, la pobre", "Y qué, se puede ser vieja y entretenirse, no?". C'était pas une chaussette, c'était juste une chaussette de Joan.

Je me suis endormie sur le canapé du salon la tête dans le linge propre, je me suis enfoncée dans le canapé du salon, je suis le canapé du salon, je suis un meuble, un meuble n'a pas 21 ans, n'est pas erasmus, n'est pas amoureux et ne rentre pas chez lui dans deux semaines. C'est plutôt cool d'être un meuble. Surtout le canapé du salon, avec le monde qui s'assoie dessus, quand c'est pas Teresa qui vient y passser la nuit les jours où Juanjo ronfle vraiment trop fort.

Dans les collocs, y'a toujours du bruit, même les jours où Juanjo il ronfle pas. Et le bruit en espagnol, c'est encore pire que le bruit en français, le bruit en espagnol a une musique et une odeur, tous les sens sont en alerte alors bonjour la crise pour s'endormir.

Pourtant tout à l'heure je me suis endormie sur le canapé du salon, la tête dans le linge propre, et pendant que je m'endormais je me disais qu'une fois de retour en France il allait falloir que je change de vie, ou au moins de vernis à ongle. Parce que maintenant je porte du vernis à ongle très foncé, même sur les doigts de pied, et je mange les tomates dans les salades. Peut-être même qu'un jour j'en mangerai une comme je mange une pêche, qui sait.

Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder -Joder - Joder - Joder - Evidemment - ça - parait - facile - à - cause - du - copier - coller - mais -l'autre - jour - , pas - celui-là, - l'autre - , - j'en - ai - fait - plus - de - 140 - dans - mon - journal - , en - plus - c'est - moins - moche - que - putain.

vendredi 12 mai 2006

Avoir 22 ans, être Erasmus à Barcelone et croire en Dieu

Hier soir, comme presque tous ou presque trop, je suis allée trainer mes Birki's à Raval avec S. et M., mes deux amis Erasmus italiens avec qui je fais plein de bêtises. C'est sur la terrasse d'un bar miteux que nous avons choisi de nous atteler à l'un des sujets considérés comme des plus tabous, avec, entre autres et pêle-mêle, la politique, l'éducation des enfants et le port facultatif de sous-vêtements : LA RELIGION.

Bien evidemment, "en castillano".

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mercredi 5 avril 2006

Ce blog est mort...

...vive mon blog !

En effet, ça fait un bail que j'ai pas posté... bon, je vais pas me farcir le calcul (5 avril - 18 mars = ???), les chiffres et les conversions ça a jamais été mon truc.

Rasssurez-vous, René va bien. Et moi aussi. Ici, ça sent les vacances à plein nez : la majorité de l'ESAB déserte les bancs de l'école et va se faire dorer la pilule à la plage. La seule phrase que je connaissais avant d'arriver ici (entre quelques autres, hein), c'était Vamos a la playa. Et bien soit. Vamos a la playa.

Bon, c'est pas tout ça, mais le but de ce post est de vous présenter le tout nouveau blog de Julie ma co-ESE (la cheftaine des dindes du Piriu, la plus meuf des Fanguettes) qui s'est taillée en douce en Argentine pour le deuxième semestre. Un petit clic ici et envolez-vous avec elle aux pays des plus belles paires de fesses du monde, et croyez moi, ça vaut vraiment le détour.

jeudi 16 mars 2006

Perte de prestige... you're always ahead of the game

Page 10 du 20 Minutos Barcelona... ¿ Qué pasa en Francia ?

Ça fait déjà un moment qu'on a droit tous les matins, dans les pages d'actualité internationale, à un article sur les manifestations anti-CPE qui font des ravages en France. Moi, tout compte fait, ça me fait plutôt bizarre de suivre tout ça avec un peu de recul. Je ne suis pas très loin, mais suffisamment en tout cas pour ne pas être mélée à la cohue des manifestants.

Et donc, ce matin, le journaliste, après avoir enoncé de manière on ne peut plus objective les chiffres, dernières actions en date et autres positionnements du gouvernement, enchaîne sur un polémiqueux ¿ Qué pasa en Francia ?

Et donc, que se passe t-il en France, je vous le demande ?

Alors là, le charmant jeune homme s'est amusé à établir une liste numérotée et vaguement exhaustive de toutes les fois où la France a merdé ces six derniers mois. Bien evidemment, on y retrouve les cités en feu, les problèmes d'immigration, le déclin économique, le chômage grandissant, et... LA PERTE DE PRESTIGE INTERNATIONAL !! Je cite : "Acostombrada al protagonismo, su opposición a la invasión de Irak y el "no" a la Constitución Europea le ha costado a Francia una pérdida de prestigio internacional". Rhaaaa. On l'avait senti venir, hein. Et ben c'est fait. Voilà. On est en train de se faire descendre par un vulgaire canard catalan qui n'a rien compris du tout.

Sinon, en dépit de mes légers problèmes financiers, je me suis offert Meds, de Placebo, et en prime j'ai eu droit à un T-Shirt noir, moche et deux fois trop grand. Mais vu que c'est marqué Placebo dessus, je l'ai enfilé à peine arrivée à l'appart. Et je sais pas encore si je vais l'enlever un jour.

You're always ahead of the game
I drag behind
You never get caught in the rain
When I'm drenched to the bone every time

+DRAG+

mercredi 8 mars 2006

14 heures

Hier matin, je me réveille à 4 heures et demie, fermement décidée à aller faire la queue devant les guichets du Barça pour y acheter deux (ô combien) précieuses places pour la match du soir qui oppose Ronaldhino et son équipe à Chelsea, pour les huitièmes de finale de la ligue des Champions. LE match de l'année, qui oppose les deux meilleures équipes du moment (ça, c'est encore Jordi qui m'a expliqué).

Généralement, le jour même de la partie, ou la veille, sont mises en vente les toutes dernières entrées. C'est ce qu'on appelle les Seients Lliures (à placement libre), elles correpondent aux places initialement réservées aux membres socio ("Fan Club" du Barça) qui finalement ne vont pas voir la match...

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lundi 6 mars 2006

Ça arrive

Et oui, même à Barcelone. Même sous 15 degrés et sous les rayons de soleil qui vont avec. Même à 21 ans. Même avec des lèvres aux proportions normales.

Une journée chiante à mourir. A trainer son moral dans ses chaussettes oranges.

Ça arrive...

mardi 28 février 2006

Over Dose

J'ai décelé aujourd'hui mes premiers symptômes d'over-dose d'espagnol.

Comme tous les soirs, sur le chemin de la salle de sport (bon, là j'en rajoute un peu), je m'arrête chez mon buraliste bigleux (c'est terrible, il regarde à systématiquement à l'opposé de la personne à qui il tend ses timbres et son tabac à rouler) pour m'acheter des cigarettes.

Je rentre dans la boutique, laisse echapper un Hola sans conviction, même si sûrement un peu trop fort, mon MP3 me crachant encore du Korn dans les oreilles. Pour l'instant, tout va bien.

Et puis vient mon tour de commander : A Gold Coast, please !. Oups. Erreur. L'espace d'un instant je me suis crue à London. (Parce que c'est la folie, aussi, à London). Je constate ma bévue, cherche les yeux de mon marchand pour échanger avec lui un petit regard complice (Rhô, comme c'est marrant !), avant de me rappeler que... bah que c'est pas la peine. D'ailleurs, a t-il des yeux ce brave jeune homme ? Bon, alors je ne trouve rien de mieux à faire de glousser stupidement.

Et puis il me demande lequel. Parce les Gold Coast, c'est génial, y'en a de toutes couleurs et ils sont tous à 2 euros : des verts, des bleus, des rouges. Moi je fume des rouges. C'est donc tout naturellement que je rétorque : Euh... The red !

Nan mais je crois que c'est mon cerveau. Il en peut plus de l'espagnol. Over Dose. Madre Mia !

samedi 25 février 2006

Paresse

Que peste soit faite de cette immonde bêbête qui vous chope les intestins de ses avides tentacules et vous en inspire toute motivation.

Je m'explique : je vais sur mes 21 ans, il est 22 heures 02, je suis en plein centre de Barcelone, c'est le carnaval de Sitges, j'ai une bande internationale de copains grimés de la tête aux pieds qui s'apprête à passer une nuit des plus mémorables, et moi, qu'est ce que je fais dans tout ça ? Bah rien.

Ça fait déjà une heure que j'ai envoyé ce putain de texto à Séréna "No voy a salir para la noche, muchas gracias. Un beso y qué lo pases bien, hasta lunes".

Quelle nulle. La dégonflée. La paresseuse. Bouh, la honte.

Alors je parle tout haut, comme une vieille, je fais la liste des raisons qui m'ont pousser à rester terrée chez moi comme une profonde névrosée : 1) hier soir, j'ai déjà dépensé 40 euros pour la soirée Erasmus, 2) mon seul pantalon qui fait (presque) habillé est retenu par deux pinces à linge sur le l'étandage du balcon, et... euh...3) je suis moche ! Voilà, c'est ça ! Je peux pas sortir, je suis moche !, 4) et puis je suis pas déguisée ! De quoi j'aurai l'air moi, la seule non-déguisée sur un périmètre de 10 kilomètres à la ronde... J'aurais pas sû comment me tenir, alors j'aurais fumé un paquet entier de Gold Coast pour me donner une contenance, et même si ils ne sont qu'à deux euros, c'est pas le top pour mes petits poumons. Hm. Ouais... 5) ... et puis demain, on est dimanche, et le dimanche, la salle de sport ferme à 15 heures, donc si je me couche à 8 heures, ça ne me laisse qu'une faible marge de manoeuvre pour aller remuer ma chaire adipeuse...

Bon. C'est nul.

Rhaaaa, mais qu'est ce que je fous là ?

Que peste soit faite de cette immonde bêbête qui vous chope les intestins de ses avides tentacules et vous en inspire toute motivation.

vendredi 24 février 2006

Erreur(s) : Titre du billet vide

Je viens de rentrer de la salle de sport. Joan est couché, et Juanjo et Jordi se sont volatilisés, en même temps (ô douce coincidence) que la bouteille de vodka à moitié pleine qui était en évidence depuis une semaine dans le salon. Ils veulent se la jouer perso ? Pov' mecs.

Bref. Je profite de ces quelques instants de quiétude relative pour mettre en ligne quelques photos de ma vie barcelonaise. Rien de follement palpitant et des photos assez loupées, mais bon. Vous allez enfin savoir à quoi ressemblent mes collocs. Ces pov' mecs.

Ah, j'te jure.

En même temps, j'avais pas qu'à me casser à la salle de gym à 22 heures un jeudi soir. Mauvais plan.

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mardi 21 février 2006

Réclamation

A quoi ça sert d´être à Barcelone si il pleut ?

Et puis des grosses gouttes en plus.

vendredi 17 février 2006

Héhé

Post d'intérêt limité, comme d'hab, mais je reviens à l'instant du tournage d'un film ! Et oui !

Pas loin de chez moi se tourne en ce moment un film policier qui risque de s'appeler Camping (mais le titre n'est pas encore sûr), avec des acteurs catalans super connus...en Catalogne. Il va passer sur la Antenna 3, la chaîne régionale et catalane par excellence (celle que je me farcie le soir pendant que je mange avec mes collocs indignes, qui sont pas foutus de mettre autre chose que cette putain de chaîne catalane où je n'y panne rien, alors qu'on a le cable et une centaine de chaînes, d'où un choix linguistique plus que varié).

Je suis restée pas moins d'une heure et demie, j'ai vu quatre fois de suite la même scène, soporifique au demeurant (un mec qui dit au revoir à deux policiers et les regarde s'en aller en se bécottant). Et donc, en une heure et demie, j'ai eu tout le temps de discuter avec une fille et un gars chargés de faire respecter le périmètre de sécurité aux badauds, avec leurs petites oreillettes et tout et tout. Ils m'ont expliqué plein de trucs. Je me suis prise pour Spielberg l'espace de quelques minutes (Ouais, mais ça va pas, là, la fille elle met sa casquette et après elle fait la bise au mec. Ca coince, là, les gars ! On la refait !).

Bref, trop cool, quoi.

vendredi 10 février 2006

No Way Out


Hier, j'étais à la Plaça Catalunya pour le concert des No Way Out (nwoweb), un groupe de rock espagnol qui commence sérieusement à se faire connaître dans les environs.

Au menu : d'un côté, une bande de quatre déjantés résolument rocks (et des watts, et des watts, et des watts) et de l'autre, une horde de groupies fanatisées qui tentent de couvrir de leurs cris suraigus le souffle assourdissant des enceintes. C'est sympa, un peu style Blink 182 ou Sum 41... ça fait un peu musique d'ado en phase de pré-rebellion, quoi, mais j'ai bien apprecié. Surtout le batteur, OXY, qui en plus d´être beau et bardé de tatouages, a fait vraiment plus que d'assurer.

Bon.

L'anecdote.

L'anecdote c'est que Marta est très amie avec Felix (guitariste des NWO).

Et donc, l'anecdote, c'est que j'ai eu droit à :

  • une entrée en VIP directos au premier rang
  • la bise volontaire de tous les membres du groupe
  • une petite discussion bien sympatoche en franco-catalano-castillan avec Felix... pendant que ses fans les plus absolues trépignaient de jalousie dans la longue file d'attente qui les conduisait à leur égérie, dans l'espoir de récupérer, au choix, un autographe, une bouteille d'eau avec des restes de salive, ou une photo d'elle et ...lui.


Felix, t'estimo !

Je lui ai dit, et il a rigolé.

dimanche 5 février 2006

Enfin !

Vins m'avait plus ou moins mise au courant, avant que je ne le constate par moi même, de la très forte tendance qu'ont les jeunes barcelonais à se servir du tío à toutes les sauces.

Comprenez man, mec, mon pote....

La moindre conversation anodine en est truffée, pas parce que ça fait style, mais tout simplement parce que c'est leur façon de parler.

Exemple :

-¡ Hola Tío !
- ¿ Qué Hay Tío ?-
- Fenomenal. ¿ Y tu tío ?

Bref. Vous voyez le style.

Et depuis deux semaines, je me languissais d'impatience, sans cesse à l'affut du moindre Tía qu'aurait pu, par inadvertance, me lâcher un de mes collocs, et qui aurait fait de moi autre chose que la frenchie de service fraîchement débarquée de sa lointaine orbite.

Et bien finalement, j'ai été copieusement servie, hier en fin d'après midi, alors que je faisais les magasins en compagnie de Teresa, la chérie de Juanjo. On a fait (presque) que de parler des mecs (qui sont tous des porcs et surtout Juanjo) et de sa relation en perdition avec Juanjo (justement). Et entre deux soupirs de désespoir, elle me lancait des No lo sé, tia, no lo sé, en me tapotant l'avant-bras.

Et à moi de lui répondre... Yo tampoco, tía...

Elle était au bord de la dépression, et moi j'étais ravie.